Dimanche 3 septembre 2006 7 03 /09 /Sep /2006 22:49
 
Etape 8               St Enimie – Mont Aigoual
 
Mercredi 9 août 2006
 
Heure de départ : 9h15       d’arrivée : 17h30 – 18h30
 

 
distance
Temps pédalage
moyenne
Vitesse max
Ascension positive
Bubune
57,5
4h05
14,3
365 !!!
1835
Fabrice
 
 
 
 
 
Clairette
53,7
4h46
11,3
51
 
Fab
57,3
4h43
13,04
57
 
GPS
 
 
 
 
1800

 
Le petit dej’ du matin fut à la hauteur du reste des prestations du gîte : Une terrasse surplombant les nombreux toits noirs désordonnés du village escarpé. Nous sommes installés sur une belle table en fer blanc, sous une énorme vigne. Plus d’ ½ baguette chacun, croissants, gelée de groseille maison… par contre nous avons payé 27 € (rappel, sans le repas du soir) alors qu'il nous semble que la dame en avait annoncé 17 au téléphone… on se disait aussi !
 
Nous commençons la journée par grimper à Mas St Chély, c'est-à-dire sortir des gorges du Tarn, et ce n’est pas une mince affaire. Le soleil brille dans le ciel, quelques rares nuages nous apportent de l’ombre de temps à autre. Le vent souffle régulièrement, nous n’avons pas trop chaud. La montée par la route n’est pas ce que nous préférons, mais au moins c’est plus roulant qu’hier !
 
A Mas St Chély nous achetons un bon pain dense à la boulangerie, on espère trouver une ferme qui pourrait nous vendre la garniture avant midi. Nous frappons à plusieurs gîtes dans le village mais nous trouvons porte close à chaque fois, sauf dans un, mais la dame refuse de nous vendre du jambon. Du coup on s’arrête quand même un bon moment dans ce gîte qui fait aussi café, boire un café, encore une fois sous une énorme vigne vierge. 1€ le kawa, c’est pas la ruine.
 
Nous repartons sur la route, ça monte et ça descend tranquillement. Au village suivant, personne pour nous vendre un bout de fromage. Enfin au Villaret nous trouvons une ferme qui fait de la vente directe : sauvés ! Fromage de brebis et ce qu’on veut à base de cochon. Fantastique ! A retenir donc pour nos lecteurs : boulangerie à Mas St Chély et garniture à Villaret !
 
Il est encore tôt pour manger et on se fixe comme objectif repas la Begude-Blanche, mais ...nous ne savions pas que nous n’allions jamais voir la Begude-Blanche ! Alors là, ATTENTION, gare à la carte chers lecteurs ! Après Nivoliers (où il est d’ailleurs possible de manger une glace…) on emprunte un chemin caillouteux. Au bout de 2 km un chemin part en montant à gauche. Tout droit, on tombe sur l’enclos des chevaux de Prévawski. Normalement, on ouvre la barrière, on passe, on la referme et on trace tout droit dans le pré. SAUF QUE : ils ont refait la clôture, il est clairement indiqué qu’il est interdit d’entrer. Impressionnante clôture, style Jurassic Park avec de gros câbles électriques en acier espacés tous les 50cm sur 2m de haut ! Une barrière elle aussi de 2m avec un gros cadenas. En clair : DE-MER-DEZ-VOUS. Sympa. Les ennuis commencent…
 
Nous décidons donc de regagner le chemin que nous avions vu monter à gaucher tout à l’heure pour faire le tour de l’enclos par la gauche (même pas la peine de penser à faire le tour par la droite, il faudrait rebrousser chemin sur au moins 4 km, le parc est immense). On suit le chemin, on tourne à droite devant une réserve d’eau. On descend, Clairette crève, il faut réparer. Ffff, on a faim… On repart sur une côte gentille et on passe à travers ce qui devait servir de un jour de clôture. Morts de faim, on s’arrête pique-niquer au coin d’un bois de pins.
 
Après discussions, négociations, démonstrations, tournage de carte dans tous les sens et lecture de GPS (le GPS ne nous indique que les routes, ça nous fait une belle jambe), nous en concluons que nous devons être « par là » quelque part en dehors de la carte, et qu’il faut aller « par là », c'est-à-dire monter à droite en haut de la colline pour regagner la clôture de l’enclos. Notre plan est de la suivre jusqu’à ce qu’on trouve la « sortie ». Une fois en haut, on rediscute, re négocie, re démontre, re tourne la carte…on tombe à peu près d’accord pour descendre et voir de quoi à l’air la barrière. Là, pas de porte ! On devait vraiment s’être pas mal égarés par rapport à la carte.
 
On longe la clôture le long du bois en cherchant des yeux la fameuse Begude-Blanche, ou la sortie du pré. Le terrain est presque impraticable, même avec les touts suspendus. On croise une grosse araignée jaune et noir au beau milieu de sa toile dans un trou par terre. On monte, on monte, on descend, on monte un coup sec… et là, oh ! La sortie du pré ! On regarde la carte et on l’oriente par rapport au bois qui se dessine au loin. On se dit qu’on doit être à la sortie du pré, donc on file entre les arbres, dans la « tranchée » mais il n’y a pas de chemin et c’est casse gueule. On voit une ferme avec une ruine. Quoi ? il ne s’agit pas de la Begude-Blanche, mais de Fretma, grrrr ! Ah, ça y est, on voit où on est à l’extrémité de la carte. Nous aurions du continuer le long de la clôture, il y avait une deuxième « sortie » un peu plus loin. En tout cas, on a fait un sacré détour qui nous a pris beaucoup de temps et d’énergie. On tire droit sur le tracé de la GT et on ne fait même pas le détour pour voir la fameuse ferme en ruine.
 
Nous continuons notre itinéraire, traversons un pré et regagnons la petite route qui nous amène au Col de Perjuret. Nous lisons « Mont Aigoual 14km » Tu parles, c’est bien plus loin à dos de VTT ! Nous remontons jusqu’à Cabrillac où nous faisons le plein d’eau, il y a un robinet sous un petit abris exprès pour ça.
 
Nous restons sur la D19 jusqu’au point de bifurcation entre la route et le chemin. Et là, c’est le drame. Oulà, une côte, peuchère de chez peuchère ! En plein soleil et tellement pentue que même Miguel Martinez « le cousin » (bah quoi… Clairette a le même nom de famille après tout !) il marche à côté de son vtt ! On galère dans cette côte puis on regagne un sous bois, c’est roulable mais on est tellement crevés qu’on pousse de temps en temps. Fabrice et Bubune s’envolent devant une fois de plus. C’est dur, ça monte, c’est dur, c’est dur. Les forces et les nerfs de Clairette rendent l’âme ici. Va falloir continuer quand même, on va pas dormir là ! C’est fou, ça n’arrête pas de monter ici ! Aaaa, aaa, y’en a maaaare… Et pourquoi que ça monte tout droit comme ça, sur la carte le chemin était sensé monter doucement en tournant contre le flan de la montagne ! On avance si doucement que ça ? Pas possible ça fait plus d’une heure qu’on a quitté la route ! Au bout d’un moment on se retrouve à un gros carrefour avec 5 chemins et une clôture entre. Ca ne correspond à rien sur la carte. On sort le GPS et là, miracle, la route du somment de l’Aigoual est à 300mètres à vol d’oiseau ! Ouf ! En fait on a tracé tout droit sur la crête, sans même voir un chemin qui partait à gauche. C’est pour ça que c’était dur ! Lol …
 
On traverse la barrière et on continue de monter sévère sur le chemin en pierres. Remotivés car on est bientôt arrivés, on avance « bien » (du 5 km/h quoi !) et on se fait doubler en trombe par un petit gars en VTT. Il nous fait même du vent au passage ! Le moral retombe bas, mais aller, le gîte et la grosse crêpe sont au bout de ce chemin ! Enfin on arrive à la route, on continue de monter, c’est loin c’est loin, ça n’en finit pas de monter ! On arrive au sommet, le vent est monumental, c’est est même dangereux de rouler dans ces conditions ! En revanche le paysage est magnifique, vue dégagée à 360° mais on ne voit pas la mer car c’est brumeux au loin !
 
Le gîte est la seule habitation du sommet. Il n’est pas très convivial mais c’est clean. On partage notre chambre et notre table avec une mère et ses deux fils. On discute un moment. Le repas est correcte, salade, coquelet + semoule (un peu froid), fromage et tranche de gâteau.
 
Repus, on trouve un peu de forces pour affronter le vent et monter au dessus de la tour d’observation/météo. On lit qu’il ne fait que 5 jours de beau temps par an au dessus de l’Aigoual ! On imagine même pas l’hiver, ça doit être terrible ! On regarde le coucher du soleil mais une fois de plus Morphée nous appelle irrésistiblement.
 
Impressions :
 
Clairette :
Journée vraiment très difficile. La prie peut être. En plus avec le contournement de l’enclos des chevaux…Pas du tout mal au genoux, c’est du passé maintenant, mais mon œuf est revenu dans la côte, en plus avec un hockey, j’en ai bavé de chez bavé ! On aurait peut être pas du s’arrêter au café le matin, ça nous aurait permis de manger plus loin et de mieux répartir la journée, même si la partie sortie des gorges du Tarn c’était déjà pas de la tarte. Et dégoûtée : on est arrivés au sommet trop tard pour se prendre une glace, le resto était FERME ! grrrr.
 
Fab :
Journée difficile : je confirme ! La montée de ce matin s’est bien passée, j’ai apprécié la pause café. Cependant mon genoux gauche m’a posé des problèmes, du coup j’en ai bavé dans les côtes suivantes, ça m’a collé mal au dos !
Mont Aigoual, vue royale, mais qui se mérite ! Fantastique de contempler au loin tout le parcours accompli. En prime couché de soleil, levé de lune et lumières de Montpellier…
 
Bubune :
Fin de journée difficile. Ce matin, montée vite mais régulière avec Fabrice, pause café sympathique. Pique nique sous le soleil avec des sauterelles qui mangeaient nos affaire…Lol, on entendait les mandibules.
Mt Aigoual : rien dans les jambes, peut être comme dit Fabrice, pas envie…résultat : j’arrive 10 min après lui ! Magnifique couché de soleil, vent très impressionnant, point de vue stupéfiant, Montpellier au loin…(60 km à vol d’oiseau)
 
Fabrice :
Enfin une journée pour tester sa forme. En ce qui me concerne ça c’est bien passé, j’en avais gardé sous le pied la matinée. Le Mont Aigoual je l’ai avalé sans grande difficulté. La forme était là et c’est de bonne augure pour la fin de la traversée. J’ai été surpris par le vent quasiment incessant sur ces terres.
On en a de la chance avec Bubune de pouvoir siroter un bon chocolat au lait à l’arrivée, chose que Fab et Clairette n’ont pas pu apprécier. En effet, ils ne servent que jusqu’à 18h, avis aux retardataires ! On a assisté à un superbe couché de soleil depuis la table d’orientation, après quoi on a découvert Montpellier au loin illuminée et confirmer par Fab grâce au GPS qui nous a fourni l’azimut. Quelle vue !!!
 
Par Clairette - Publié dans : ETAPES 7/8/9 : Cévènnes et Causses
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